- Tu es sure de vouloir partir ?
Ces derniers temps, je n'avais plus lieu aux espoirs. Je ne vivais plus, ne sortais plus avec des amis - je n'en avais plus a cause de mon piteux état - et m'enfermais dans la catatonie. Je refusais de prendre mes médicaments, c'était idiot, peut importe le temps qui me restais. Je n'avais plus rien.
Mais ce jour-là, je m'étais réveiller et je voulais profitais de ma famille qui s'inquiétait tant pour moi. Renée était épuisée, je le voyais bien et Phil, mon beau-père, n'avait aucune idée de comment gérer la situation. Moi, en revanche, j'avais décider de leur laisser congé en m'éclipsant chez mon père? Cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais plus vu - hormis les mails et les coups de téléphones. Je voulais le revoir une toute derniere fois. Qui sait ?
- Certaine, maman. Charlie commence sérieusement à me manquer et je pense que ma visite lui fera plaisir.
C'était la phrase à ne pas dire. Ses traits se tordirent de chagrin et je fus prise d'une soudaine envie de la serrer dans mes bras. Je ne voulais pas lui faire de la peine.
- Dis lui bonjour de ma part, me souffla-t-elle a l'oreille.
Je souris. Cela voulait dire qu'elle acceptait de me laisser partir.
Je la serrais encore plus fort contre moi, signe que je devais bientot m'éloigner, ce que je fit sans plus tarder. Je l'embrassais sur la joue une ultime fois. Peut etre celle de toute ma vie ...
- Je t'appelerais, promis-je en grimpant dans la voiture, aux côtés de Phil.
Je fus brusquement prise au dépourvue quand je vis quelques larmes cristallines perlaient sur ses joues palit par l'anxiété. Je n'avais jamais décelé une grande amitié entre lui et moi, on ne se parlait pas baucoup - que tres rarement si je puis dire - et on était chacun ausi gêné l'un que l'autre, lorsque l'on se retrouvait seul das la même pièce. La situation était presque ... étrange.
- Ne t'inquiète pas, Phil, tentais-je de le rassurer. Tout va bien se passer. Tu reverra Renée d'ici quelques minutes, plaisantais-je.
En vain. Il ne releva pas, se contenta de rester de marbre et impassible. Néanmoins, je percus certains reniflements et refoulements de sanglots.
Quand le moteur s'interrompit enfin, je compros que nous étions arrivés à l'aeroport de Phoenix. Il m'aida à descendre mes bagages - seulement deux petites valises - et au moment de m'en aller, il m'attrapa le poignet et je vis son expression malheureuse, chagrine et épuisée. Elle me fendit le coeur.
- Prends soin de toi, dit-il, simplement.
Il était loin d'être bête. Au contraire de ma mère, il était parfaitement conscient que je vivrais mes derniers jours à Forks. Ma ville natale.
- Fais de même pour Renée, murmurais-je en souriant.
Il me rendit mon sourire et me lacha.
C'est avec les larmes aux yeux et le coeur brisé que je montais dans l'avion, pleine de remords. Les mensonges étaient désormais ma seule issue.